Un événement difficile peut parfois laisser une empreinte durable : choc émotionnel, images envahissantes, réactions excessives, sentiment de blocage…
C’est ce que l’on appelle un traumatisme psychique.

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une approche thérapeutique reconnue, utilisée pour accompagner les traumatismes et les situations de stress intense.
Cette méthode a évolué au fil du temps.

Aujourd’hui avec l’EMDR Evolution, on remplace les mouvements des yeux par des stimulations bilatérales alternées (SBA).
Elles  peuvent être réalisées sur les bras ou les jambes.

Le patient peut ainsi se reconnecter à ses sensations corporelles à tout moment et faire diminuer son niveau de stress.

Cette technique permet également de « désinstaller » des programmes émotionnels dysfonctionnels, parfois présents depuis de nombreuses années : schémas répétitifs, réactions automatiques, blocages.
Elle favorise une désensibilisation douce et progressive, en remplaçant ces anciens mécanismes par des réponses plus apaisées.

L’EMDR s’inscrit dans une thérapie brève, ancrée dans l’ici et maintenant. Elle ne nécessite plus de s’engager dans une analyse longue et souvent douloureuse du passé.

En résumé :
on reprogramme avant de désensibiliser. Il n’est pas nécessaire de souffrir pour guérir.

 

Qu’est-ce qu’un traumatisme psychique ?

Un traumatisme ne concerne pas uniquement les événements spectaculaires.
Il existe plusieurs formes de traumatismes.

Trauma de type 1 :

Un événement unique, souvent brutal, qui laisse une trace immédiate.
Il marque un « avant » et un « après » : accident de voiture, agression, catastrophe.

Trauma de type 2 :

La répétition d’événements difficiles : critiques répétées, humiliations, climat d’insécurité quotidien.

Trauma de type 3 :

Les traumatismes relationnels : ruptures affectives, carences émotionnelles, insécurité dans l’enfance.

Trauma de type 4 :

Le traumatisme en cours : insécurité professionnelle ou familiale, relation toxique.
Le cerveau n’a pas le temps de digérer l’expérience, il reste constamment en état d’alerte.

Le traumatisme vicariant :

Il touche les personnes régulièrement exposées à la souffrance d’autrui ou au récit d’événements traumatisants (soignants, thérapeutes, aidants…).
À force d’écoute et d’empathie, elles peuvent elles-mêmes en ressentir les effets émotionnels et psychiques.

Le principe de l’EMDR : comment agit cette thérapie ?

Lorsque le cerveau n’a pas pu « digérer » un événement difficile, celui-ci reste actif en arrière-plan. Notre système de protection, notamment le complexe amygdalien, interrompt alors les processus en cours, car une menace passée et intense a été intégrée.
Le cerveau se conditionne ainsi à réagir de manière automatique et permanente.

Si un danger est réel, ce mécanisme est utile et protecteur, mais, dans la majorité des situations, il s’active alors qu’aucune menace objective ne le justifie sur le plan émotionnel.

L’EMDR utilise des stimulations bilatérales alternées (mouvements oculaires, tapotements sur les bras ou les jambes, sons).
Ces stimulations génèrent un phénomène de résonance stochastique qui, grâce aux « bruits internes » du système nerveux, ouvre une fenêtre de régulation.
Elles aident ainsi le cerveau à retraiter les informations bloquées, permettant une désensibilisation progressive et une reprogrammation positive.

La charge émotionnelle diminue progressivement grâce au travail sur des fragments de mémoire. Les souvenirs deviennent alors moins envahissants, jusqu’à pouvoir s’estomper complètement.

Les réactions automatiques s’apaisent, laissant place à davantage de calme, de stabilité et de sécurité intérieure.

L’EMDR se pratique dans un cadre structuré, en présentiel ou en visioconférence, dans le respect du rythme de chaque personne.
Les séances ne consistent pas à « revivre le traumatisme », mais à l’accompagner en douceur, en toute sécurité.

Image par Daniel R de Pixabay